Tir sur les bombardiers

* Le problème principal posé par les bombardiers, outre le fait d'avoir une résistance plus élevée que les chasseurs, vient du fait qu'ils sont très souvent munis de mitrailleuses tirant vers l'arrière. Il n'est donc pas possible de s'approcher à 50m pour avoir un maximum d'efficacité des armes.

. Comment les pilotes soviétiques abordaient-ils ce problème ?
(article dû à Butch)

* Les techniques Russes les plus couramment employées consitaient soit en une attaque en piqué, à partir d'une altitude élevée (environ 5000 ou 6000 mètres). De cette manière, les chasseurs traversaient la formation ennemie à une vitesse élevée qui ne permettait pas à l'adversaire une riposte efficace, tant de la part des mitrailleurs, que des chasseurs d'escorte. Soit en une attaque frontale, à très grande vitesse. Face à ce genre d'attaque, les bombardiers Allemands, du fait de leur larges verrières, etaient tres vulnérables. On retiendra que les Russes préféraient attaquer le groupe de bombardiers de tête et, plus spécialement, l'avion supposé être celui du chef.

Une méthode consistait à effectuer sa passe frontale puis à plonger vers le sol en Split-S afin de se remettre sur la trajectoire des bombardiers. Puis, après s'être eloigné, de se repostitionner en position d'attaque frontale pour une deuxième passe du même type.

Généralement, lors de l'attaque de bombardiers, deux appareils restaient en altitude afin de pendre a parti d'éventuels chasseurs d'escorte non détectés initialement. A noter que si des chasseurs ennemis étaient repérés avant le lancement de l'attaque, en fonction de la situation tactique, il était soit decidé de les prendre a parti avec une partie du groupe, soit de plonger sur les bombardiers conformément à la première méthode (si l'effet de surprise le permettait).

La consigne la plus importante etait : VITESSE. Si vous volez à basse vitesse contre un bombardier vous êtes mort. C'est d'ailleurs assez bien rendu dans le simulateur IL 2 Sturmovik. Le but est d'être sous le feu ennemi le moins longtemps possible. Se rapprocher par l'arrière, même à grande vitesse, n'est pas une bonne idée. En effet, le différentiel de vitesse n'est alors (au mieux) que de 300km/h. Lors d'une attaque frontale, la vitesse relative est plus proche des 900 ou 1100 km/h, rendant la tâche des mitrailleurs nettement plus ardue.

On notera aussi que les Russes respectaient énormément les FW189. Ils les considéraient comme extrêmement difficiles à abattre car agiles et bien blindés. Pour les Ju87 "Stuka", ils évitaient, bien évidemment, de se promener dans le champ de tir du mitrailleur. De plus, lors d'une attaque de face, ils redoutaient la puissance de feu de l'engin. C'est pourquoi, ils évitaient de l'attaquer à une vitesse trop faible.

Autre point à retenir, à partir de 1943, les Soviétiques ont introduits les radars RUS-2. De nouvelles consignes d'utilisation de ce matériel furent alors mises en place. Les radars furent, en effet, rapprochés de la ligne de front afin de permettre une détection précoce des mouvements d'appareils ennemis profondément dans le dispositif Allemand. Cela permit de les intercepter avant qu'ils ne puissent larguer leurs bombes sur les unités Russes du front. A partir de ce moment, les interceptions de bombardiers se faisaient, assez souvent, du côté Allemand de la ligne de front ou, au pire, au niveau de la ligne de front. Il n'est pas inutile de rappeler que les opérations de bombardement du front Est furent, pour la plupart, tactiques. Il s'agissait donc, le plus souvent, de bombarder des positions ennemies. D'où la necessite d'une interception avant la ligne de front.

. Mais revenons donc à notre simulateur...

. Les appareils faiblement armés (Ju87 Stuka, Ju52, Bf 110, Fi156 Storch)

* Pour ces appareils, le plus simple est de se placer directement dans le secteur arrière (les "six heures") et en dessous, de ralentir (en ouvrant éventuellement le radiateur, voire en mettant un cran de volet) de s'approcher lentement dans l'angle mort et de tirer de près.

Attention ! Si les bombardiers sont protégés par une escorte, il vaut mieux éviter cette méthode , de même est impératif d'être couvert par son ailier pendant cette manœuvre où on est très vulnérable a cause de la faible vitesse. L'ailier se placeras au dessus (500m) et cerclera pour prévenir de toute arrivée suspecte.

. Stuka
.Grâce à Butch nous avons trouvé quelques schémas d'époque qui illustreront la suite de cet article.

Les deux images ci dessus illustrent l'attaque d'un stuka isolé.
Notez la présence de l'ailier en position haute.
Ci dessus: Scène tirée d'un film de combat du jeu : juste avant le tir
Noter les volets en position combat pour augmenter l'incidence de l'avion, ce qui permet de tirer en restant a l'abris de la mitrailleuse arrière.



. Ju52 "tante Ju"

.Pour abattre un trimoteur Ju 52, il faut s'y prendre comme pour le stuka... C'est d'ailleurs plus facile. Le Ju52 est, en effet, moins maniable et offre une plus grosse cible. On fera bien attention au mitrailleur dorsal.
On ne rapellera jamais assez que le pilote qui attaque lentement est très vulnérable. Il faudra donc le protéger.

. Les appareils lourdement armés (Ju88, FW189, He111 )

. FW189
.Contrairement à ce que montre le schéma ci-dessous, NN Dan préfère les attaquer de face par dessous, on arrive, de cette façon, assez souvent à mettre le feu à un moteur. De plus, on est assez peu sous le feu du mitrailleur arrière et de ses mitrailleuses jumelées si on dégage latéralement après le croisement (angle mort de la poutre visible sur le schéma).
La technique du tir de loin sans déflexion (voir plus haut) peut aussi être utilisée en visant le poste de pilotage assez vulnérable ou les moteurs si on attaque en paire (un moteur chacun). Mais il faut éviter de s'approcher, car le mitrailleur ne vous laissera aucune chance.
La petite animation à droite montre un seul Yak 1b contre deux Fw 189 (mission cycle4_2). La première passe en frontal et par dessous et la deuxième de côté comme sur le dessin.Facile non ?

. JU88
.Comme on peut le constater, sur le schéma, le Ju88 est lourdement armé et ses angles morts ne sont pas très grands. Il conviendra donc d'être prudent. D'autant que les Ju88 se révèlent, aux mains des pilotes robots, d'une redoutable agilité. Cette agilité est d'ailleurs mise à profit pour "ouvrir" des angles aux mitrailleurs.
Le tir par dessus est assez efficace.
On peut aussi, comme pour le FW189, effectuer un tir en paire. Chacun des tireurs détruira alors l'un des moteurs.

. He111
.Le He111 est un adversaire moins redoutable que le JU88. Son armement est plus léger. Mais il reste un adversaire dangereux. Il faut le respecter.La position dans l'angle mort arrière est relativement sûre. On pourra s'y placer et viser trannquillement les moteurs.De face et en dessous, on peut tuer le pilote (très exposé) ou toucher les bombes et faire tout exploser.

Passons alors aux exercices et à leur barême